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Journée mondiale de la prévention du suicide

2008 WSPD

2008 - Pensée globale, planification nationale, action locale

(Cliquez sur le lien ci-dessus pour trouver des dépliants de la Journée mondiale de la prévention du suicide en anglais, français, allemand, italien, espagnol et chinois, et de trouver une liste des activités à travers le monde.)

Pensée globale - L'importance du problème
Pensée globale - La collaboration
Pensée globale - La recherche
Planification nationale - Une stratégie
Planification nationale - Évaluation
Planification nationale - Collaboration
Action locale - Implantation des programmes
Action locale - Initiatives communautaires
Action locale - Groupe de pression
Ce que nous pouvez faire pour appuyer la Journée mondiale de la prévention du suicide

PENSÉE GLOBALE - LA COLLABORATION

Un certain nombre d'organisations internationales, parmi lesquelles l'IASP, l'OMS, l'ONU et des ONG oeuvrant dans le secteur du bénévolat, ont toutes identifié le suicide comme étant un problème de santé public que l’on peut prévenir, ont demandé que cet état de choses soit pris en charge à un niveau global et ont travaillé activement à la mise en place d'activités de prévention du suicide au niveau international. Par exemple, des Norvégiens travaillent en Ouganda; l'American Foundation for Suicide Prevention a récemment financé une recherche en Hongrie pour mieux comprendre les taux élevés de suicide dans ce pays; l'Université de Rochester travaille en Chine à la formation de chercheurs locaux sur le suicide; des chercheurs et des organismes subventionnaires du Royaume-Uni, d'Europe et d'Australie effectuent des recherches pilotes en Asie pour essayer de réduire le suicide par ingestion de pesticides; des chercheurs du Canada et du Danemark ont contribué à l'évaluation d'un programme établi par les Befrienders au Danemark et en Lituanie visant l'amélioration des habiletés d'adaptation des jeunes enfants. La recherche collaborative et les efforts de prévention de cette nature contribuent à l’avancement et à la dissémination de l'information sur le suicide.

La recherche effectuée en Inde, rapportant des taux plus élevés de suicide, a aussi permis de constater que près de la moitié de ces suicides étaient imputables à des empoisonnements, généralement suite à l'ingestion de pesticides. Des constats semblables sont rapportés en provenance de la Chine rurale où l’on estime que 60 % des suicides impliquent l'usage de pesticides et au Sri Lanka où les pesticides se retrouveraient dans près de 70 % des morts par suicide. Dans ces régions, les pesticides sont responsables d’environ deux millions d'hospitalisations pour empoisonnement. On utilise ces pesticides très largement à des fins agricoles dans les pays en voie de développement et il arrive souvent qu’ils soient entreposés dans les maisons. Leur disponibilité résulte souvent en tentatives de suicide impulsives et liées au stress (présentant une faible intentionnalité de mort) qui peuvent malgré tout causer la mort.

Des initiatives récentes visant la diminution des suicides par ingestion pesticides constituent un autre exemple de la collaboration nécessaire en prévention du suicide. Étant donné la nature du problème en et la prédominance des suicides utilisant les pesticides sur ce continent, les taux de suicide globaux ne diminueront que si nous pouvons atteindre une diminution importante des suicides par cette méthode. certain nombre d'organisations, parmi lesquels l’IASP et l’OMS programmes internationaux basés dans des universités, sont impliqués dans des efforts au niveau des communautés en Asie et en Amérique centrale afin de réduire le nombre de suicide par pesticides.

Depuis le 10 septembre 2004, la Journée mondiale de la prévention du suicide est reconnue dans le monde comme étant l'occasion de conscientiser le grand public à la prévention du suicide de même que de faire appel aux gouvernants, décideurs et autorités de santé régionale afin qu'ils prennent le leadership pour l'établissement et l'atteinte de cibles de réduction du suicide.

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PENSÉE GLOBALE - LA RECHERCHE

Bien que les taux de suicide varient considérablement d’un pays à l'autre, les recherches dans différents pays produisent des résultats remarquablement semblables sur les causes du suicide. Une importante recherche entreprise l'an passé, impliquant 85,000 adultes en provenance de 17 pays, a trouvé que la prévalence des comportements suicidaires variait d’un pays à l'autre mais qu'on retrouvait une forte cohérence des caractéristiques et facteurs de risque de ces comportements peu importe le pays de provenance. Cette recherche a montré, en particulier, que les facteurs de risque de comportement suicidaire qu'on retrouvait de façon constante dans l'ensemble des pays étaient : le fait d'être une femme (pour les tentatives de suicide), d'être un homme (pour les décès par suicide), d'être jeune, de n'avoir que quelques années d'éducation, d'être célibataire et de présenter des troubles mentaux. Les personnes affligées de plus d’un trouble mental présentaient un risque accru de comportement suicidaire lorsque comparées aux personnes ne souffrant que d’un trouble mental. Il est intéressant de noter également que le facteur de risque le plus important de comportement suicidaire dans les pays à haut revenu était un problème de dépression alors qu’un diagnostic d’impulsivité était le facteur de risque le plus important dans les pays à moyen et à faible revenu. Les résultats de ces études mettent en lumière le fait que le suicide est un phénomène complexe et qu’on ne peut expliquer par une cause unique. Au cours des trois dernières décennies, un corpus considérable de connaissances a été assemblé sur les facteurs biologiques, sociaux, psychologiques et environnementaux qui peuvent avoir une influence sur les comportements suicidaires.

Le risque de suicide peut également être influencé par la vulnérabilité individuelle ou la résilience en lien avec l'âge, le genre, la provenance ethnique, les valeurs religieuses, les facteurs génétiques et biologiques, les traits de personnalité et l'orientation sexuelle. Les gens en provenance de milieux sociaux et économiques désavantagés présentent un risque accru de comportement suicidaire. Des problèmes sérieux de santé mentale, plus particulièrement la dépression, l'abus de substances, les désordres anxieux et la schizophrénie sont associés à un risque accru de suicide. Un niveau d'interaction sociale faible est aussi un facteur de risque du suicide, particulièrement chez les adultes et les aînés. D'un point de vue populationnel, la cohésion sociale et l'intégration sont des facteurs de protection contre le suicide. Au niveau de la communauté, des facteurs tels que la disponibilité des moyens pour commettre un suicide (armes à feu, pesticides) et les façons dont les médias rapportent les suicides peuvent contribuer à une augmentation du risque suicidaire.

Tous ces facteurs tendent à agir cumulativement pour augmenter le risque de suicide. Le fait que les comportements suicidaires soient multi déterminés et l'absence d'un groupe à risque unique et facilement identifiable expliquant la majorité des suicides font en sorte qu'il est nécessaire d'avoir plusieurs programmes et activités en vue de prévenir le suicide. Chaque programme et chaque action, à leur manière, peuvent contribuer à réduire le suicide.

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Planification nationale - Une stratégie