IASP - Groupes de travail: Médecine d’urgence et comportements suicidaires
Président
Professeur Gregory Luke Larkin (GLuke.Larkin@Yale.edu)
Co-présidents
Professeur Murad Khan (Murad.khan@aku.edu)
Professeure associée Annette Beautrais (annette.beautrais@yale.edu)
Ce groupe de travail est présidé par le Professeur Gregory Luke Larkin (urgentologue), avec comme co-présidents le Professeur Murad Khan (un psychiatre particulièrement intéressé à la médecine d’urgence dans les pays en voie de développement) et la Professeure associée Annette Beautrais (une chercheure qui travaille et effectue des recherches dans le contexte de la médecine d’urgence).
Les personnes intéressées à se joindre au groupe de travail peuvent contacter directement le Président ou l'un des deux co-présidents.
On note un intérêt croissant à ce que les départements de médecine d'urgence deviennent des sites de prévention du suicide. Dans les pays occidentaux, la majorité des actions mettant en danger la vie d’une personne de même que les tentatives de suicide sévères sont généralement prises en charge en médecine d’urgence. En fait, les départements de médecine d’urgence sont aussi les premiers à recevoir les tentatives moins sévères de même que les personnes présentant des idéations suicidaires. De plus, un nombre non négligeable de personnes qui se présentent aux urgences pour des raisons ne relevant pas de la santé mentale présentent souvent un état dépressif larvé ou actif (dans une proportion d’environ 30 %) et/ou une suicidalité larvée (entre 8 % et 12 %). La fermeture de nombreux centres de soins psychiatriques, la réduction des lits disponibles, la tendance à soigner les gens dans la communauté, l'augmentation des coûts et la diminution de l'accès aux médecins de famille ont coïncidé, voire même contribué, à une augmentation de la fréquentation des urgences par les patients suicidaires et/ou psychiatrisés qui auraient été pris en charge auparavant dans d'autres départements. L'urgence est devenue l'option par défaut pour les patients suicidaires dans plusieurs systèmes de santé.
Bien que les suicidologues prêtent de plus en plus attention aux urgences comme lieux de dépistage et d'intervention, les urgentologues et leurs équipes n'ont pas traditionnellement mis l’accent sur la prévention du suicide. Pour toutes ces raisons, on a besoin d’une plus grande collaboration entre la médecine d’urgence, la psychiatrie et la prévention du suicide. Ce groupe de travail de l'IASP sur la médecine d’urgence et les comportements suicidaires veut relever ce défi.
Buts : Ce groupe de travail se donne les buts suivants :
- Améliorer le maillage entre recherche et pratique des experts en suicidologie, en psychiatrie et en médecine d'urgence;
- Effectuer des revues systématiques de la recherche sur le suicide et la médecine d'urgence (y compris dépistage, surveillance et interventions); identifier les brèches dans les connaissances actuelles, mettre sur pied un calendrier de recherche visant à combler ces brèches et à encourager des recherches adéquates;
- Mettre l’accent sur le développement de recherches et d'interventions adaptées aussi bien aux pays développés qu'aux pays en voie de développement et faire la promotion de recherches pouvant être généralisés à partir des pays développés vers les pays en voie de développement;
- Identifier, effectuer la collecte et colliger des directives sur la manière dont les départements de médecine d'urgence prennent en charge les patients suicidaires dans différents pays, en faire l'examen et publier des rapports sur leur contenu, leur développement et leur implantation;
- Travailler en collaboration avec les urgentologues et les infirmières à développer et à promouvoir des recommandations reposant sur des données probantes pour le développement et l'implantation d'activités de prévention du suicide dans les départements de médecine d'urgence;
- Réunir un groupe international et transdisciplinaire d'experts pouvant émettre des opinions éclairées sur la question des liens entre médecine d'urgence, patients suicidaires et prévention du suicide.
Activités planifiées : On atteindra les buts décrits ci-dessus en effectuant les activités suivantes :
- Développer un « réseau virtuel » d’individus et d’organisations présentant un intérêt pour les questions du suicide et de la médecine d’urgence;
- Organiser des symposiums sur le suicide et la médecine d'urgence lors des divers congrès de l'IASP;
- Mettre en place une section portant sur le suicide et la médecine d’urgence sur le site WEB de l'IASP afin de faire prendre conscience aux membres de l'importance de cette problématique;
- Développer une banque d'experts reconnus internationalement habilités à représenter l'IASP sur les questions concernant le suicide et la médecine d'urgence;
- Faire la revue et présenter des rapports sur les recherches concernant la médecine d’urgence et le suicide, et encourager des recherches collaboratives internationales sur le sujet;
- Devenir le « bureau central » pour les recommandations portant sur le suicide et la médecine d’urgence et donner toute l’information sur leur contenu et sur les processus par lesquels ces recommandations ont été développées et implantées;
- À l'aide d'un processus Delphi modifié, établir des priorités consensuelles en recherche et en pratique et produire des recommandations visant le développement et l'implantation de pratiques d'intervention dans le cadre des soins d'urgence.




